Editorial 7eme édition
mai 2008« Veillons et armons-nous en pensée » (1)
La C.C.A.S. continue à creuser le sillon de l’éducation populaire par sa présence dans les grands événements culturels : Cannes, La Rochelle, Amiens, Montauban ………. Et à Avignon pour le festival.
Ces rendez vous sont complémentaires des actions développées au quotidien par les CMCAS et les centres de vacances.
Notre ambition est de permettre aux énergéticiens et à leur famille d’aller à la rencontre des différentes approches artistiques et esthétiques.
Il s’agit de se confronter à l’inattendu, au nouveau, pour que chacune, chacun puisse se construire en « spect-acteur » et ainsi pouvoir développer ses propres choix artistiques.
Pour nous « le public est le dernier créateur, celui-ci intervient dans la création après l’auteur, le metteur en scène, le scénographe, le régisseur lumière……… Le spectateur doit retrouver son rôle de poète et ne pas se contenter d’ingurgiter de la nourriture prémâchée, du prêt à penser » (2).
Notre action dans ce lieu ouvert à tous, en entrée libre, se veut être du parti du théâtre public. Nous souhaitons conjuguer ces deux volontés : porter haut l’exigence artistique, participer à élargissement des publics. Nous relevons les défis de la création et de la diffusion à l’opposé de la marchandisation, pipolisation, et de l’uniformisation.
Notre présence à Avignon concourt à créer du lien entre la communauté que nous formons et les fabricants du théâtre. C’est faire, avant, pendant, et aussi après les représentations une véritable relation sociale. C’est être ensemble pour mieux vivre, vivre de réels moments de partage du sensible, de plaisir.
Il y a 40 ans à PARIS en Décembre 1968 au cinéma « les trois Luxembourg » était lancée cette honteuse profération « Vilar, Béjart, Salazar ». En 2008, ne pourrions-nous pas crier et militer pour un « théâtre public à visée populaire ».
Avec Contre Courant nous voulons participer à la grande ouverture du théâtre, allant des assemblées du théâtre grec, au « populaire »de VILAR en passant par « l’élitaire pour tous » d’Antoine VITEZ pour porter la parole du poète avec exigence.
(1) titre d’une pièce créée par J.L. Hourdin et F. Chattol
(2) Claude Régy, metteur en scène