Le partenariat avec le Festival d’Avignon
juillet 2009Dans le cadre du partenariat avec le Festival d'Avignon, 3 compagnies sont présentes dans la programmation du festival :
Dimanche 12 Juillet
22h - Théâtre
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Dans le cadre du partenariat avec le Festival d'Avignon, 3 compagnies sont présentes dans la programmation du festival :
Dimanche 12 Juillet
22h - Théâtre
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Du 10 au 18 Juillet : ![]()
Chaque soir à 20h Aurélia Ivan vous ouvre les portes de son univers. Par groupe de vingt, vous pourrez vous familiariser avec l’écriture de Valère Novarina et la proposition plastique chaque fois renouvelée de
Les 14 (Chapitre XXV) et 16 juillet (Chapitre XII) à 23h20 et Minuit - Théâtre d’Objets
Arsenic du 11 au 17 juillet
Le Faiseur de Monstres 11 et 13 juillet 23h15
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Un spectacle Grand Guignol en plein air pour acteurs et animaux morts (ou presque !)
Voici le théâtre dans ce qu’il a de plus direct : le plaisir de plonger mi-amusé, mi-horrifié dans la terrible histoire de Lina et la tragique existence de Brockau !
Lecture rencontre autour du spectacle Dérapages. 12 et 17 juillet à 23h
C’est cette aventure qu’Arsenic raconte à travers une lecture, un film, des témoignages et un échange scène / spectateurs.
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Le programme
Auteur : Fausto Paravidino
Traduction : Philippe Di MeoMise en scène et scénographie : Victor Gauthier-Martin
Dramaturgie : Youness Anzane
Vidéo : Quentin Descourtis associé à Julien Delmotte
Costumes : Isabelle Flosi
Musique originale : Dayan Korolic
Lumières et direction technique : Pierre Leblanc
Chorégraphie : Marion Lévy
Production : Juliette Roels
Construction des décors : Théâtre National de la CollineAvec sur scène :
Alban Aumard, Clémence Barbier, Marie Dablanc, Régis Royer, Pascale Oudot et Dayan Korolic (musicien), Gaëtan Besnard (régie vidéo)Spectacle créé à la Comédie de Reims le 11 octobre 2007Coproduction : microsystème ; La Comédie de Reims, Centre Dramatique National ; Le Théâtre National de la Colline ; Le Forum – Scène conventionnée de Blanc Mesnil, Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France) avec le soutien de la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France - ministère de la culture et de la communication, du DICREAM - ministère de la Culture et de la Communication
L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.
Le 16 juillet 2008 à 22h00 (sur réservation au 06 73 76 03 57 à partir du 8 juillet)
Fausto Paravidino écrit le 17 décembre 2002, cette note qu’il met en introduction au texte de « Gênes 01 » :
« Le spectacle tiré de ce texte a toujours cherché le plus possible à être un témoignage du passé récent et une réflexion sur le présent. Cette tension s’est manifestée à travers de multiples réécritures et mises en scène dans l’attente d’une version « définitive »de la tragédie en question.
Ayant accepté avec la modestie nécessaire l’idée que la version définitive de cette tragédie sera peut-être écrite par les enfants de nos enfants, nous avons choisi de présenter ici non une version présumée définitive, mais une sélection de matériaux sur lesquelles nous sommes actuellement en train de travailler, espérant que ces mêmes matériaux pourront un jour être utiles à ces petits-enfants dans lesquels nous remettons nos plus vifs espoirs et auxquels nous demandons – pour l’heure –pardon. »
Une communauté en état de choc
Gênes 01 est le récit de la violente répression policière qui s’est abattue sur les manifestants alter mondialistes lors du sommet du G8 à Gênes, en juillet 2001. Le texte ressemble à un rapport fidèle des événements. Il nous plonge dans une enquête avec un mort (Carlo Giuliani, 23 ans), des centaines de blessés et des responsables. Une bande citoyenne de résistants, figures proches des acteurs dans l’envie de s’engager, cherche à comprendre, fouille l’histoire.
Dans cette polyphonie sociale, sur fond de guérilla urbaine, manipulation de masse, contestation et mafia politique, la notion de communauté se développe comme un chœur contemporain. Les idées individuelles fabriquent la pensée collective. Il y a aussi cette ironie, et cette colère face à la fatalité et à l’égoïsme ambiant, et ce sentiment d’appartenir au groupe, des combats menés ensemble, les mêmes méthodes, une génération.
Le jour s’était alors levé trois fois sur Gênes. La pièce est structurée autour de ces journées, les trois épisodes d’un intense poème politique : Fausto Paravidino a cherché à rester au plus près « d’un témoignage du passé récent et d’une réflexion sur le présent ». La parole est ici prise depuis un irrésistible désir de transmettre. Pour savoir, pour mémoire. Ni conférence, ni manifeste, ni procès, mais une volonté de penser l’histoire, la panser ensemble.

J’imagine pour Gênes 01 un chœur citoyen qui ne craint ni les questions douloureuses, ni le chaos sans réponse qui fait suite. Dans l’éternel recommencement des erreurs humaines se glisse la tristesse de toute litanie. Notre responsabilité individuelle est de ne pas laisser filer l’Histoire comme un fait divers, mais d’être nous-mêmes les passeurs de notre Histoire. Le citoyen acteur fait partie de la chaîne du temps. Il incarne l’Histoire et devient notre témoin.
Le spectateur aussi doit avoir ce sentiment d’être le témoin, comme à l’origine de la tragédie, de la fragilité des destins et des combats. Gênes 01 est un vivier de questions sur l’injustice et un hommage funèbre à la démocratie d’aujourd’hui.
Victor Gauthier-Martin

Notes d’intention
« Machination »
« Gênes 01 » est une polyphonie sociale sur fond de guérilla urbaine, de manipulation de masse, d'inégalités, de contestation et de mafia politique. La notion de communauté s'y développe comme un chœur contemporain où les idées individuelles fabriquent la pensée collective. La pièce est structurée en journées et chaque journée est le chant d'un court et intense poème politique. Les prises de paroles sont distribuées sous forme de tirets. Il n'y a pas de personnages à proprement parler. La diversité des niveaux de langage et des points de vue, associée à une écriture toute en ruptures, enrichit le récit, tour à tour journalistique, politique, ironique, tragique. Je souhaite faire un travail à partir des ramifications qu'offre le texte et dessiner des parcours, des trajectoires pour chaque acteur au sein d'une masse d'informations et de personnalités. La place de l'acteur sur scène devient celle de la pensée individuelle inscrite dans le chœur, la foule.
L’espace du jeu fait aussi bien référence à une base logistique, à l’image de celles mises en place lors de manifestations - zone de repos pour les populations, lieu de transfert et centre de traitement des informations, qu’aux bureaux d’une rédaction de journal. C’est à la fois un lieu de travail et de transit.
Au cours de la représentation, l’espace se remplit d’objets usuels, livres, ordinateurs, sacs de couchage, nécessaire de survie. Le son et la vidéo occupent le plateau.

Dispositif dédié au travail, donc, au jeu, aux réflexions. Des praticables sont disposés à jardin et à cour pour centrer l’espace et permettre des prises de parole depuis des hauteurs différentes, sur les côtés, ou des sphères d’isolement.
Une composition concrète se met en place, sorte d’installation vivante, un désordre en construction. Suivant la structure de « Gênes 01 », le chaos est là, présent dès le départ, renforcé par les premières interventions, la lisibilité n’apparaissant qu’au fur et à mesure, par un effet de mise en perspective.
Une ambiance de huis clos stagne, personne n’échappe à l’action de travailler, de réfléchir, d’interagir au sein de ce bouillonnement, de cette concentration mutuelle. Je souhaite dans cette voie trouver des moments de détente après la tempête et d’épuisement au milieu de la tragédie. J’aime tout particulièrement cette folie permissive qui jaillit de la concentration intellectuelle, quand tout se relâche. Et à un moment donné, vers le milieu du spectacle, fin de journée, les acteurs vont se coucher, travailleurs épuisés, mangent peut-être, boivent. Ces moments de silence et de quotidien viennent rompre le flot des paroles.
J’aimerais raconter cette tragédie contemporaine avec le recul nécessaire, celui qui permettra de l’entendre sans pathos. La gravité est déjà dite, elle n’a pas à être jouée. Nous ne serons que les passeurs de cette histoire, pas ses victimes, ni ses héros illusoires.
Victor Gauthier-Martin, octobre 2006
Compagnie L'Art Mobile
La compagnie L’art mobile est conventionnée par le Conseil Régional d’Ile-de-France, le Conseil Général de l’Essonne et la ville de Sainte-Geneviève-des-Bois
Le dimanche 13 juillet 2008 à 19h00
La vie est pleine de petites histoires !
Marinette est la serveuse du bar d’à côté.
Au cours d’une folle journée — ou bien est-elle en train de rêver ? — huit tragicomédies vont se jouer devant elle.
Six écritures contemporaines, pour lever un coin du voile de ces vies qui nous frôlent.
Mais pourquoi un titre pareil ?
J’aimerais un jour dans l’écriture, dans une langue vraiment écrite qui laisse entendre le souffle, le rythme de la pensée, parvenir à faire passer, même de loin, même faiblement, ces voix, ces paroles en apparence vides qui sont les seules qui m’importent. Celles que je retrouve quand je commence à écouter des conversations de bistrots et à imaginer les gens qui sont là tout près de moi, leurs histoires et des histoires, et ma propre parole s’arrête tout à coup brusquement comme la leur, parce que tout se fige en quelques expressions toutes faites emportées par le rire de ceux qui savent de toute éternité que la langue ne leur a jamais appartenu.
Eugène Durif
http://lartmobile.blogspot.com
Compagnie La belle Image
Le 19 juillet 2008 à 23h00
« Au commencement une grande tête en fer forgé, cornes arrogantes, yeux exorbités luminescents, bouche béante : un diable passe sa tête, sort du bitume.
Il exhibe une langue démesurée : une scène étagée, une scène organique d’où fusent des feux infernaux, aux délicieux reflets soufrés.
Jaillissant soudain de ses entrailles, les treize musiciens danseurs viennent donner vie, son et corps à ce diable muet, jovial et charmeur, tribal et docile : La Belle Image respire, les instruments vibrent et la musique parle.
Les rythmiques Latino-roots se font éloquences, servies par les phrases mélodiques endiablées ; les chorégraphies font battre son cœur et donnent la chaleur à son souffle. »
Spectacle de rue chorégraphié ou l’Histoire d’un diable sorti de nulle part pour partager ses joies, ses peines, ou encore la fête.
Décor en trois dimensions où pyrotechnie et lumières, partenaires inlassables, sont instigateurs du moment féerique, diabolique et tellurique.
Jouissez sans retenue du répertoire sud-américain Latino-roots de la fanfare La Belle Image : Porro y Fandango Colombien, Mecapaqueña Bolivienne, Festejo péruvien ou encore Bomba Équatorienne.
Clinic Orgasm Society
Le 19 juillet 2008 à 22h00 (sur réservation au 06 73 76 03 57 à partir du 8 juillet)
C’est peut-être une expérience scientifique.
Devant l’œil d’une caméra, un homme et un femme confrontent ce qu’ils croient être les fondements de leur masculinité / féminité. Ils fouillent, cherchent ce qui pourrait les définir, leur donner ne serait-ce qu’un genre, mais ne font que patauger dans leurs angoisses et fantasmes. Impuissants, ils se raccrochent aux contes de fées, rêvent de princesses en pâmoison ou de princes charmants dévoués.
Mais du chaos de leurs errances naîtra peut-être quelque chose de surprenant, un conte d’un nouveau genre…
Le travail de la Clinic Orgasm Society consiste à mettre le spectateur dans un rapport imprévu à la scène. Enlever toute solennité, tout vernis qui "emballerait" le spectacle, qui lui donnerait des contours lisses, séduisants et plus digestes.
Nous pensons que les "scories" augmentent le pouvoir suggestif de la représentation. Nous aimons ce qui dépasse, ce qui n'est pas net ou raffiné, ce qui est maladroit, bancal. Nous aimons ce qui provoque des failles dans lesquelles les évidences s'émiettent d'elles-mêmes, dans lesquelles notre "humanité" et notre "inhumanité" se retrouvent à égalité. En bref, nous aimons l'IMPERFECTION.
Nous aimons l'idée que le spectateur se trouve confronté à la représentation comme par hasard, de la même manière qu'il serait le témoin d'un accident de voiture. Dans l'idéal, nous cherchons à poser sur scène un acte, pour que le spectateur crée lui-même sa représentation.
Nous essayons de susciter chez le spectateur une empathie, voire une identification, avec les individus qu'il a en face de lui ; tout en lui laissant la possibilité de prendre de la distance par rapport à la représentation. Pour le dire autrement, nous pensons que le fait de poser l'acte a autant de sens que ce qu'il raconte.
Enfin, nous tentons d’aborder la scène de la façon la plus brute et « originelle » possible ; de mettre à nu cette pulsion première qui pousse à se donner en pâture à des spectateurs.
Après Melvin Trilogie (2002) et J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie (2005), la Clinic prépare une nouvelle création autour de La Genèse et des mythes fondateurs (mars 2009).
Compagnie La Llevantina
Le 19 juillet 1008 à 18h30
La plupart des metteurs en scène et des philosophes du XX è siècle ont affirmé le lien nécessaire du théâtre et du politique, et ont vu dans ce lien la spécificité même du théâtre. Réciproquement, ils ont souligné que la capacité qu’à une société à faire sa place au théâtre, à le désirer encore, est le signe de sa vitalité démocratique. Car le théâtre, comme le disait Vitez, est ce qui permet de faire le point sur une époque.
Il est aussi l’art qui dispose du courage. Un art pour une société qui n’aurait pas peur des questions, du débat, voire des conflits qui en découlent mais serait animée de la passion de les comprendre et de les vivre en intelligence.
Lecture suivie d'un débat : "Démocratie : que peut le théâtre ?" à 19h15
Paris Istanbul
Smadj, oud et électronique
Cyril Hernandez, percussion et électronique
Compagnie La Truc
Le 18 juillet 2008 à 23h50
Ici mélanges impromptus et samplings surfent sur les imaginaires, une détonante fusion entre sons électroniques, mélodies arabo-andalouses, percussions et instrumentation maghrébine.
Ces deux virtuoses de la percussion et du oud nous transportent dans leurs univers créatifs où chacun joue avec la transformation sonore en temps réel.
Jouer et déjouer, tout y est bon pour faire sonner les mondes.
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http://www.latruc.org/