Manteau long en laine marine…
avril 2008Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge
De et avec : Nadine Fuchs, Marco Delgado
Montage de l'installation vidéo : Bruno Deville
Création lumière : Tina Bleuler
Confection costume : David Dengis, Frédéric Neuville
Elément scénographique : Delgado Fuchs
Le dimanche 13 juillet 2008 à 23h45 (sur réservation au 06 73 76 03 57 à partir du 8 juillet)
En marge des catégorisations habituelles, mi-sérieuse et mi-triviale, "Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge" se nourrit de l'équivoque: en reformulant continuellement son propos, en variant les perspectives, Delgado Fuchs révèle en action le caractère versatile de l'identité soumise aux multiples modes de l'être.
Faisant preuve d'une sensibilité cinématographique avec des pièces "montées", avec ou sans raccords, Delgado Fuchs alterne des ambiances comme autant de scènes de films intrigantes. En ponctuant les différents moments de l'évolution des personnages, chacune des séquences constitue une sorte d'arrêt sur image de la constante métamorphose de deux êtres en quête d'eux-mêmes.
Les deux danseurs entrent sur une scène vide, qu’il ne vont cesser de se réapproprier au cours des diverses séquences qu’ils enchaînent. Ils se glissent dans et hors des vêtements tirés d'une garde-robe inattendue, qui chaque fois révèlent une nouvelle identité, induisent une nouvelle situation.
Engagés dans une relation variable qui oscille entre le duo et le double solo, les corps se rencontrent, se font face, s'ignorent, se répondent. A terre, debout, pieds nus ou perchés sur des talons, ils s'échauffent, ébauchent une gestuelle simple et décalée, répètent des séries de mouvements chorégraphiés et goûtent la complicité nouée progressivement avec le public. Cette interaction scène-public alimente le développement de la pièce.
Tour à tour ironique, grinçante ou sérieuse, la pièce n'est pas figée. elle déroule son propre langage cinétique et engendre de nouveaux développements à chacune de ses représentations.