Théâtre et démocratie : L’oeil ouvert de la société en son milieu

juin 2008

Compagnie La Llevantina

Le 19 juillet 1008 à 18h30

La plupart des metteurs en scène et des philosophes du XX è siècle ont affirmé le lien nécessaire du théâtre et du politique, et ont vu dans ce lien la spécificité même du théâtre. Réciproquement, ils ont souligné que la capacité qu’à une société à faire sa place au théâtre, à le désirer encore, est le signe de sa vitalité démocratique. Car le théâtre, comme le disait Vitez, est ce qui permet de faire le point sur une époque.
Il est aussi l’art qui dispose du courage. Un art pour une société qui n’aurait pas peur des questions, du débat, voire des conflits qui en découlent mais serait animée de la passion de les comprendre et de les vivre en intelligence.

Lecture suivie d'un débat : "Démocratie : que peut le théâtre ?" à 19h15



Le moindre des mondes

juin 2008

De Sjón
Lecture dirigée par Arthur Nauzyciel
Centre dramatique national Orléans-Loiret-Centre

Dans le cadre du partenariat avec le Festival d'Avignon

Le vendredi 18 juillet 2008 à 19h00

«Je connaissais Sjón comme un grand poète et le meilleur parolier de Björk. Ce
roman là est plein de la violence tendre et lyrique propre à l’Islande, mais il dépasse largement le cadre du folklore. Il nous raconte, comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde, une chasse au renard qui tourne à la chasse aux fantômes, un enterrement poignant et cocasse, et des vies sauvées par la métamorphose »
Marie Darrieussecq.

Après des études d’arts plastiques et de cinéma, Arthur Nauzyciel est, de 1986 à 1989, élève à l’école du Théâtre national de Chaillot dirigé par Antoine Vitez.
Il joue ensuite sous la direction d’Éric Vigner, Alain Françon, Jacques Nichet, Philippe Clévenot et Tsai Ming Liang. Artiste associé au CDDB – Théâtre de Lorient, il y crée sa première mise en scène en 1999, Le Malade Imaginaire ou le silence de Molière d’après Molière et Giovanni Macchia, qui est depuis repris régulièrement en France et à l’étranger. En 2003, il crée Oh les beaux jours avec Marilù Marini, présenté en France et à Buenos Aires. En 2004, il fait entrer Thomas Bernhard au répertoire de la Comédie-Française en mettant en scène Place des héros.
Il travaille régulièrement aux États-Unis où il crée à Atlanta Black Battles With Dogs (Combats de nègre et de chiens) (2001) et Roberto Zucco (2004) de Bernard-Marie Koltès et à Boston, Abigail’s Party de Mike Leigh (2007) et Julius Caesar de Shakespeare
(2008). Invité en Islande depuis 2007, il y a présenté L’Image de Samuel Beckett avec le danseur Damien Jalet et y créera Le Musée de la mer de Marie Darrieussecq en 2009. Son théâtre témoigne toujours de sa volonté de faire entendre les textes au plus près de leur sens, dans un travail au plus près de l’intimité de l’acteur.
Depuis juin 2007, il est directeur du Centre dramatique national Orléans-Loiret-Centre.
Au Festival d’Avignon, Arthur Nauzyciel a joué dans Le Songe d’une nuit d’été mis en scène par Jérôme Savary en 1990, avec Valérie Dréville dans Pièces de guerre mis en scène par Alain Françon en 1994, dans Brancusi contre États-Unis, un procès historique, 1928 mis en scène par Éric Vigner en 1996, Vie et Mort du roi Jean mis
en scène par Laurent Pelly en 1998. Il y a présenté Black Battles with Dogs en 2006.

Né en 1962 à Reykjavík, Sjón est romancier, poète et parolier. Il a travaillé avec le groupe littéraire et culturel Medusa, le groupe punk Sugarcubes dont est issue Björk et avec Lars von Trier. Le Moindre des mondes a reçu en 2005 la plus haute distinction des pays du Nord, le Prix littéraire du Conseil Nordique.



Genova 01

mai 2007
  
D'après Gênes 01 de Fausto Paravidino et des témoignages de militants d'Ivan Viripaev  - Dramaturgie Youness Anzane  - Compagnie Théâtre du Troisième oeil -  Lecture mise en espace Victor Gauthier-Martin

Le jeudi 19 juillet 2007 à 18h30 

Victor Gauthier-Martin invente une performance à partir du texte de Fausto Paravidino Gênes 01 qui relate les évènements survenus lors du sommet du G8 à Gênes en juillet 2001. Un jeune homme Carlo Giuliani y trouva la mort tué par un policier. Il met en parallèle des extraits du texte et des témoignages de personnes ayant été agressées par la police italienne et aujourd'hui actives dans les réseaux alter mondialiste.
Que devient l'acteur quand il s'empare de la langue poétique, lui qui est aussi citoyen, face au passé réactivé par les témoins de la chose racontée? Comment faire advenir le verbe de celui qui dit son expérience, ses combats?
Raconter l'histoire, l'incarner, la transmettre, la vivre, voilà un contenu que l'équipe du Théâtre du troisième oeil nous propose de construire ensemble.

 



My name is

mai 2007

De et par Dieudonné Niangouna
Compagnie Les Bruits de la Rue

Partenariat Festival d'Avignon

Le mercredi 18 juillet 2007 à 18h30

"On devrait prendre son nom avant de mourir, après avoir raconté sa vie. Mon nom m'éloigne tous les jours de moi. La place du nom est le juste intervalle qui me sépare de tout ce qui peut être nommé en moi. A combien de distance suis-je de ma parole ?"
Dieudonné Niangouna

Ecriture explosive, subversive, la langue de Dieudonné Niangouna nous emporte dans son flot poétique.